Histoire de la Commune
Un voyage à travers le temps et les traditions

Des origines à nos jours
Athiémé signifie littéralement « dans les bois blancs ». Petit village situé sur la rive béninoise du fleuve Mono, Athiémé était ainsi désigné en référence aux bois blancs, une espèce de sycomore alors dominante dans la localité. Le village d’Athiémé fut fondé au début du XIX siècle par Akoumadati, venu de l’Est. Il s’installa dans les bois blancs, fuyant les expéditions du royaume d’Abomey. Les villages de l’actuelle commune furent créés progressivement, des suites de migrations de plusieurs groupes sociolinguistiques : les Aizo (Kotafon) venus des environs d’Allada et de Toffo, les Wachi en provenance de Notsé au Togo, les Mina venus du Ghana, les Adja venus de Tado au Togo. Très tôt, cette région attira l’attention des colonisateurs et missionnaires français.
A la demande des sociétés alsaciennes et lorraines de France et des colonies, les notables et propriétaires terriens d’Athiémé ont signé avec la France un traité de protectorat le 04 juillet 1895. Le protectorat d’Athiémé fut créé par un arrêté du 10 septembre 1895, qui en fixa les limites. Il était placé sous le contrôle du 1er résident de France en ces lieux, l’inspecteur de 1ère classe de la garde civile, Monsieur CARRON.
La ville d’Athiémé servit de 1895 à 1901 de lieu de résidence de France. De 1901 à 1923, elle devient successivement poste de commandement du Mono. En 1923, Athiémé devient le cercle de subdivision et à partir de novembre 1943, elle fut à la fois cercle de commandement et de subdivision. A ce titre, Athiémé couvrait les communes actuelles de Lokossa, Dogbo, Lalo, Aplahoué et Athiémé.
La ville Athiémé abritait la quasi-totalité des infrastructures administratives de tout le département du Mono. C’est une ville administrative qui accueillit les premiers fonctionnaires, les intellectuels et écoliers de l’ex-Dahomey (actuel Bénin). Grâce à ses maisons de commerce coloniales de renom (JOHN HOLT, CICA, CFAO, J. FABRE, SCOA, VALLA-RICHAD, JOHN WALDEN), à son réseau ferroviaire et au pont artisanal fait sur le fleuve Mono, la ville d’Athiémé était le plus grand centre.
Athiémé présente d’importants attraits touristiques qu’il convient de valoriser :
- des parcs animaliers classés dans le patrimoine mondial de l’UNESCO (la forêt Naglanou et la biosphère du lac Toho),
- des sites naturels (forets sacrées, forets botaniques, le fleuve Mono avec ses berges, ses embarcadères et débarcadères captivants, le fleuve Sazué, les lacs Toho, Djèto et Godogba),
- les sources athésiennes jaillissant à plein temps,